À Poitiers, Lili « la géante d’osier » fait danser les habitants …

Une mobilisation virtuelle, une danse militante, pour montrer que la vie artistique poitevine ne s’arrête pas. Le projet est né dans l’esprit de Benoît Mousserion, directeur artistique de la Compagnie l’Homme Debout pendant le deuxième confinement. « Ça m’atteignait de voir ces espaces vides, de nous voir chacun chez nous, avec des sujets aussi sensibles dans l’actualité, sans pouvoir passer du temps ensemble à discuter ou à en débattre »…

Pour fêter la nouvelle année, des centaines d’habitants de Poitiers, Grand Poitiers et de toute la France se sont ainsi réunis virtuellement dans une danse collective autour de Lili, la marionnette géante de la Compagnie l’Homme Debout.  Voir ci dessous le clip de 5’49 »  qui  juxtapose la géante d’osier , seule dans des lieux d’ordinaire très fréquentés de Poitiers et des habitants confinés dansant chez eux, seuls ou à plusieurs …

Un « geste joyeux et poétique à réaliser tous ensemble » selon la compagnie qui espère désormais pouvoir réaliser cette danse physiquement une fois la crise passée. Réaliser le rêve de Lili : « se retrouver tous ensemble et refaire alors un clip de cette fête enfin réalisée ! ». Une Production de la Compagnie l’Homme Debout avec le soutien de la Ville de Poitiers


À Poitiers, Lili « la géante d’osier » fait danser les habitants dans un clip porteur de rêve

Lili, la marionnette géante de la compagnie L’Homme debout va faire danser ensemble tous les Poitevins. Par ce projet porteur de rêve, les artistes souhaitent réunir les amoureux des arts dans une même chorégraphie. Avant de lancer la marionnette d’osier dans vingt lieux emblématiques de la ville, les six manipulateurs et le metteur en scène répètent la danse dans l’ancien palais de justice de Poitiers.

 Au cœur de ce projet onirique, la compagnie poitevine l’Homme Debout …

Comme ces prédécesseurs, Mo ou Aubépine, Lili est entièrement constituée d’osier et de fil de fer. La géante est fabriquée minutieusement par des dizaines de petites mains. Comme l’impose la crise sanitaire actuelle, chacun est appelé à participer par écrans interposés. Pour réaliser « Le rêve de Lili », les artistes ont composé une musique et élaboré une chorégraphique unique. Grâce à un tutoriel, les participants peuvent en parallèle interpréter, chez eux, une partie adaptée de la chorégraphie.
Pour participer au rêve de Lili, il suffisait de s’inscrire jusqu’au 22 décembre sur le lien mis en place par la compagnie de l’Homme debout. Le clip final a été officiellement dévoilé le 8 janvier  2021.

 Trois cents Poitevins dansent la chorégraphie de Lili

Un article signé Cloé Arrault paru dans Centre Presse du 8. 01 .2021
Construite en 2019 de manière participative lors d'un chantier de construction itinérant, Lili est la dernière marionnette de la compagnie.

Dans une vidéo, Lili, la marionnette en osier de la compagnie poitevine L’Homme debout, fait danser 300 personnes.« En réalité ils sont plus nombreux à avoir participé quand on compte les réseaux sociaux. Les 300 qui apparaissent dans le clip sont ceux qui ont envoyé leur chorégraphie sur notre site et accepté de céder leur droit d’image », explique Charles Reverchon-Billot, adjoint délégué aux droits culturels de Poitiers.

Vingt lieux vides

Dans ce court-métrage, Lili représente une fillette de 6 ans, dansant dans vingt lieux de la ville. Des endroits quasiment vides si l’on fait abstraction des sept marionnettistes faisant bouger Lili. 6,50 mètres de hauteur tout de même. Sans compter, la logistique, la lumière, le vidéaste, le personnel de la mairie et le directeur artistique de L’Homme debout. « C’était une volonté, pour cette animation, que les lieux soient vides. L’idée m’est venue pendant le premier confinement. J’ai été marqué par le vide de la ville », confie Benoît Mousserion, le directeur artistique.

Le clip juxtapose Lili, seule, dans des lieux d’ordinaire très fréquentés comme le stade Paul-Rébeilleau, Tison, place Charles-de-Gaulle, Blossac, les Couronneries, le campus universitaire et des habitants de la ville confinés chez eux, seuls ou à plusieurs. « Les participants ont tous les âges et toutes les tailles! Par exemple, il y a une coiffeuse dans son salon, une personne dans un magasin de vêtements, des écoles ont même fait danser leurs élèves dans la cour de récréation », raconte Benoît Mousserion.

Pour réaliser ce projet, L’Homme debout a mis à contribution des artistes locaux dont huit musiciens permettant à la musique de Julien Padovani de prendre vie.

Une trentaine d’artistes locaux

Quant à la chorégraphie que les participants devaient reproduire chez eux, elle est composée par Laurent Falguieras. « Dans ce climat morose, Lili a permis de faire vivre la culture, les artistes locaux mais également de faire participer les personnes privées de culture », livre le délégué aux droits culturels. « C’était une volonté de rendre possible ce qui est impossible en ce moment », conclut Benoît Mousserion. À la dernière image du clip, Lili invite les Poitevins à se réunir quand ce sera possible.

Cloé Arrault


Poitiers : le rêve de Lili prend corps dans un clip participatif

Publié dans La Nouvelle République du 

Les internautes ont suivi un tuto mis en ligne par la collectivité pour réaliser leur propre vidéo qui sera agrégée au clip.
Les internautes ont suivi un tuto mis en ligne par la collectivité pour réaliser leur propre vidéo désormais agrégée au clip.
© (Capture d’écran Hybrid films)

Le projet d’un clip participatif porté par la compagnie l’Homme debout avec le soutien de la collectivité a été dévoilé ce 8 janvier au public qui a fourni 300 vidéos individuelles du refrain dansé.

Certaines et certains ont peut-être eu la chance de la découvrir totalement par hasard un petit matin dans le froid glacial ou sous la pluie, au parc de Blossac, place du Maréchal-Leclerc ou encore aux Couronneries, à la gare ou au stade Rébeilleau. La géante d’osier Lili de la compagnie l’Homme debout a dansé dans une vingtaine de lieux emblématiques de la ville pour la réalisation d’un clip dont de nombreux Poitevins sont également devenus acteurs (1).

« C’était beau de danser dans ces lieux vides »
En raison de la crise sanitaire, et pour égayer la période des fêtes de fin d’année, le projet autour de la danse proposé par la compagnie à la collectivité – mêlant vidéo d’amateurs et vidéo de la géante d’osier en mouvement – a reçu un accueil favorable et une aide précieuse de nombreux services de la mairie. « Plus on voyageait dans la ville, plus ce projet prenait du sens. On arrivait sur les lieux, on installait et on tournait deux ou trois plans. On a fait cela pendant cinq jours, relate Benoît Mousserion. En qualité d’observateur, je trouvais assez beau de danser dans des lieux habituellement de passage et là totalement vides. Notamment au stade Rébeilleau. »

En parallèle, via un tuto vidéo, les Poitevins étaient sollicités pour esquisser quelques mouvements de danse (chorégraphiés par Laurent Falguieras sur le refrain d’une musique composée par Julien Padovani et jouée, pour les besoins du clip, par sept autres musiciens locaux issus de différents groupes. Le morceau entier sera donc dévoilé lors de la diffusion du clip.
300 vidéos visionnées Et le public a bien joué le jeu. 300 vidéos ont été déposées sur la plateforme de la collectivité. Même si le clip dépasse à peine les cinq minutes, la production de vidéos amateurs a largement dépassé les espérances.
« Nous en avons utilisé une centaine. Nous avons privilégié les groupes dans les Ehpad, les écoles, les maisons de quartier ou dans les familles et ensuite nous avons fait un choix technique. Comme toutes les vidéos n’avaient pas le même format, nous avons pris le parti de faire une mosaïque avec plusieurs vidéos amateurs sur un même mouvement. Un peu comme on a vu pendant le confinement. »
Futures retrouvailles ? Le résultat est bluffant, selon Benoît Mousserion, après un montage minutieux et chronophage réalisé par la société Hybrid films mêlant images des internautes et celles de Lili. « Le clip invite à de futures retrouvailles autour de la danse. Car le rêve de Lili, c’est ça, nous retrouver pour apporter une dernière image au clip. Ce projet a été conçu pour ne pas perdre le lien car après la mort de Samuel Paty, nous nous sommes rendu compte qu’avec le confinement il n’y avait pas d’endroit où nous pouvions débattre ou nous rassembler. » Se rassembler, le vœu le plus formulé pour cette nouvelle année…
> Ce vendredi soir 8 janvier, à partir de 20 h, le clip sera visible simultanément sur les pages Facebook de la Ville et de la compagnie l’Homme debout. Dans la foulée, le clip sera partagé à la fois sur YouTube et Vimeo mais aussi sur les premières pages des sites de la Ville et de la compagnie. (1) 75 % des participants sont originaires de Grand Poitiers (dont la moitié de Poitiers). 25 % des vidéos reçues proviennent d’autres départements que la Vienne (Vendée, Gironde, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Bretagne, Mayenne, Indre-et-Loire, Savoie ou encore Bouches-du-Rhône).

« Le rêve de Lili » :  le tutoriel pour apprendre la chorégraphie

Le contexte actuel nous empêche de nous réunir et de nous retrouver dans l’espace public. En cette période de fêtes de fin d’année, la Ville de Poitiers a souhaité accompagner la compagnie locale l’Homme debout dans un nouveau projet, et d’y associer l’ensemble des Poitevins. Nous vous proposons de danser avec la marionnette géante Lili, petite fille créée fin 2019 lors d’un projet participatif à l’échelle de Grand Poitiers. Avec l’aide ce tutoriel, apprenez quelques pas de danse, filmez-vous et envoyez-nous vos vidéos, avant le 22 décembre 2020. Envoyez vos vidéo via cette plateforme : https://mesdemarches.grandpoitiers.fr…
Réalisation : Cie Homme debout/ Ville de Poitiers


300 danseurs de toute la France participent au clip « le rêve de Lili » imaginé par une compagnie de Poitiers

Un article de  , France Bleu Poitou paru le 9,

La compagnie l’Homme Debout a lancé son projet « le rêve de Lili » début décembre. Elle a proposé à des danseurs de toute la France de reproduire une chorégraphie, de se filmer et d’envoyer la vidéo pour ensuite en faire un clip. Un appel entendu par 300 participants.

Extrait du clip "le rêve de Lili" de la compagnie l'homme debout
Extrait du clip « le rêve de Lili » de la compagnie l’homme debout –

C’est une danse poitevine reprise un peu partout en France. La compagnie l’Homme Debout de Poitiers a lancé début décembre un appel sur les réseaux sociaux dans lequel elle proposait à qui veut de participer à une grande chorégraphie, celle de sa marionnette géante Lili.

L’idée c’est de se filmer dans son salon et d’envoyer la vidéo. Le clip du « rêve de Lili » a été publié ce vendredi 8 janvier au soir avec toutes les participations et elles sont nombreuses : 300 danseurs de la Vienne majoritairement mais aussi de nombreux autres départements ont joué le jeu.

Une mobilisation virtuelle, une danse militante, pour montrer que la vie artistique poitevine ne s’arrête pas. Le projet est né dans l’esprit de Benoît Mousserion, directeur artistique de la compagnie l’homme debout pendant le deuxième confinement. « Ça m’atteignait de voir ces espaces vides, de nous voir chacun chez nous, avec des sujets aussi sensibles dans l’actualité, et on ne peut même pas passer du temps ensemble à discuter ou à en débattre », raconte-t-il.

La marionnette Lili en train de faire la danse du projet "le rêve de Lili"
La marionnette Lili en train de faire la danse du projet « le rêve de Lili » – Compagnie l’homme debout

Alors il imagine cette danse virtuelle. Une quarantaine de personnes travaillent sur le projet, une création collective. « On a appris cette chorégraphie avec la marionnette géante qui s’appelle Lili et on a proposé aux poitevins de, eux aussi, apprendre cette chorégraphie et de nous envoyer les vidéos. Parallèlement, nous sommes allés danser la même chorégraphie dans l’espace public, dans vingt lieux emblématiques de la ville », un projet porté en partie par la ville de Poitiers. 6 jours de tournage et 8 jours de répétition ont été nécessaires pour réaliser ces danses avec Lili.

Des vidéos qui viennent de Gironde, de Mayenne ou de Savoie

75% des participants sont originaires de Grand Poitiers. 25 % des vidéos reçues proviennent d’autres départements que la Vienne (Vendée, Gironde, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Bretagne, Mayenne, Indre-et-Loire, Savoie ou encore Bouches-du-Rhône).
La compagnie s’est associée avec le chorégraphe Laurent Falguieras et le musicien Julien Padovani pour mettre en mouvement et en musique ce projet. Ces deux artistes sont poitevins, tout comme la société Hybrid films qui a réalisé les captations et le montage vidéo.
Un « geste joyeux et poétique à réaliser tous ensemble » selon la compagnie qui espère désormais pouvoir réaliser cette danse physiquement une fois la crise passée. Réaliser le rêve de Lili, de se retrouver tous ensemble et refaire alors un clip de cette fête enfin réalisée.


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