Il faut sauver le stade Francis Le Blé !

Mars 2022 : les dirigeants du Stade Brestois 29 dévoilent leur  projet de nouveau stade. Un équipement excentré en périphérie et peu soucieux des impératifs de protection de l’environnement et de sobriété foncière … Pendant que les élu.es écologistes réclament à grand cri une étude pour évaluer le coût de la rénovation du stade actuel, des supporters entendent « sauver le stade Francis Le Blé !« …

Glen Dissaux, fervent supporter et conseiller municipal à Brest et Vice-président de Brest Métropole :  « Le stade Francis-Le Blé est l’âme du Stade Brestois. C’est un équipement public qui appartient à chacune et chacun, et c’est le garant d’une histoire, d’un football populaire et bon marché » …

Et si le Stade Francis Le Blé était rénové ?

C’est beau un stade de foot en pleine ville. Pourquoi ne pas envisager toutes les possibilités de rénovation  sur le foncier alentour, en étroite collaboration avec le SB29 pour coller au mieux à ses besoins, et dans l’intérêt des Brestoises et des Brestois ?
Alors pourquoi pas dans 5 ans, un nouveau Francis le Blé high-tech de 18 000 places ? Voir ci dessous , une esquisse d’après YDA …

Pour rejoindre sur Instagram le Collectif « Sauvons Francis », c’est par ici …


Raser le stade Le Blé ? Et pourquoi pas le pont de Recouvrance ?

Face aux informations liées à la nouvelle enceinte du Stade Brestois, Steven Le Roy avec son humour typiquement brestois , pose des réserves en se marrant fort … Une vidéo de 1’39 » à  visionner dans Le Télégramme du 31 mars 2022

 

À Brest, le bar « Le Penalty » descendu dans sa surface …

Steven Le Roy Publié par Steven Le Roy le 31 mars 2022
« Si le foot s’arrêtait à la verdure du gazon, aux loges à champagne et au nombre de ballons touchés par le latéral droit, il faudrait lui préférer le curling ou le cracher de bigorneaux. Le foot, c’est avant tout une histoire humaine tout le temps, de mélancolie souvent et d’une pinte de blonde au Penalty, route de Quimper, souvent …

Un soir de match au Penalty, en face de Le-Blé, une ferveur qui se lit sur les visages…
Un soir de match au Penalty, en face de Le-Blé, une ferveur qui se lit sur les visages… (Photo d’archives/Le Télégramme)

À la dernière montée du Stade Brestois, sous la flotte cognant le portrait de Roberto Cabanas peinte sur les murs en ciment du vieux théâtre cabossé des rêves, le peuple rouge et blanc revivait l’un de ces moments d’éternité. On les croyait éternels. On les situait là, pile, dans le faux plat qui cavale de Stras’ jusqu’à la descente du Bot. Chaque fois, l’accent zef qu’aucun couteau ne suffirait à couper, chaque fois le cri rauque des heureux, chaque fois le Penalty en atome essentiel des agapes au houblon, au tacle et à la mauvaise foi. Le Penalty, monument de culture pop’, le Penalty, comme un Trianon regardant pour l’éternité son château de Versailles aux tribunes de bric et de broc, droit dans les yeux, sans complaisance et avec amour. À la dernière montée du Stade Brestois en 2019, le monde se séparait en deux sur les coups de 23 h : ceux qui roucoulaient sous la tribune Foucauld et ceux qui avalaient l’eau du ciel et des tasses de blonde amère sur la terrasse du Péno. Et toi, tu roucoulais.

Crampons et drapeaux

Alors voilà. À l’heure des impératifs du foot 2.0, où la statistique l’emporte sur les sentiments et où les zones extérieures forment les nouveaux berceaux des stades tous pareils, le château de Versailles aux murs ciment va se faire raser. On y plantera plutôt une rose rouge et blanc, peut-être, et des immeubles certainement. Le Penalty regardera le vide, les pelleteuses et ses souvenirs des gaziers humides de pleurs ou vermillons de joie et de biniouzes, au hasard des soirs.

Il est là depuis tout le temps, le vieux Péno, aux murs patinés par les âges et les photos, au comptoir en bois et aux clopes gaillardement achetées à l’adolescence. Depuis les drapeaux sang et or lensois et en berne qui couvrent les voitures un soir au nirvana, en 1978. Depuis Vabec, depuis Yvinec, depuis Romain Poyet en crampons, debout sur un poteau, haranguant les plus sauvages d’entre tous ivres de joie après le retour des Zefs en Ligue 1.

Bien sûr, le club n’est pas zinzin. Dans son projet loin du faux plat qui cavale de Stras’ à la descente du Bot, il est prévu un petit lieu tout propre pour le Penalty. Bien sûr. Mais le foot à loges, à parc d’attractions et à fauteuils propic’ mettra sans doute une éternité pour transférer l’âme prolétaire de la maison devenue bar, au local commercial.

Où naissent les fantômes

Et puis quoi après, lorsque notre amour sera mort ? Que fait-on du Péno ? Des funérailles nationales ? Des tendus d’écharpes comme quand récemment Jipé, seigneur du Péno, héros tutélaire des Ultras, est parti aux fleurs ? Que fait-on des mémoires ? Restera-t-il debout comme un bistrot de quartier, où les fidèles soufflent sur le café du matin et les bouilles du petit soir claquent le verre de rouge ? Où naguère les ados de Charles-Deuf’ faisaient QG quand ceux de l’Iroise traînaient chez Rem’ ? Il n’est pas besoin d’être prophète pour imaginer des soirs de match comme des infinités à l’aube de 2026. Des samedis après fermeture à 20 h avec un Péno sombre, grillagé de fer et où les fantômes des jours de match planeront sans but et sans surface pour se réparer.

Dieu, que c’est triste. Comme un dernier péno tiré trop vite, trop haut, pas assez fort ? Celui qui foudroie les cœurs. »

Steven Le Roy


Les écologistes brestois restent opposés au projet de nouveau stade

Publié dans Le Télégramme du 31 mars 2022

Glen Dissaux, conseiller municipal à Brest et vice-président de Brest métropole, et ses amis écologistes, restent circonspects devant le projet de futur stade au Froutven.
Glen Dissaux, conseiller municipal à Brest et vice-président de Brest métropole, et ses amis écologistes, restent circonspects devant le projet de futur stade au Froutven. (Photo d’archives Le Télégramme/Jean-Luc Padellec)

Les élus écologistes de Brest restent en marge de la majorité concernant le projet du futur stade au Froutven, à Guipavas, pour le Stade Brestois 29.

Glen Dissaux, conseiller municipal et vice-président de Brest métropole, était déjà favorable, en septembre, à une rénovation du stade Francis-Le Blé plutôt qu’au projet de nouveau stade au Froutven, à Guipavas. Il se dit « fier des actions de la majorité dans nombre de domaines » mais continue à afficher une dissonance sur l’urbanisme. Il n’a pas changé d’avis sur ce projet présenté ce mercredi.

Au nom des élus écologistes de la Ville et de la métropole, il s’est exprimé ce jeudi. « Le stade Francis-Le Blé est l’âme du Stade Brestois. C’est un équipement public qui appartient à chacune et chacun, et c’est le garant d’une histoire, d’un football populaire et bon marché », estime-t-il d’abord. « À quoi bon un nouveau stade excentré qui éloignerait encore l’activité du centre de Brest et qui serait plus petit que le stade actuel ? Prenons exemple sur les villes qui ont su rénover ces équipements, alors que certains nouveaux stades excentrés ne connaissent pas le succès escompté… Nous souhaitons une étude pour évaluer le coût d’une rénovation du stade actuel, en envisageant toutes les possibilités sur le foncier alentour et en étroite collaboration avec le SB29 pour coller au mieux à ses besoins, et dans l’intérêt des Brestoises et des Brestois ».

Critiques sur l’environnement et l’aspect financier

Alors que le nouveau projet s’affiche bien plus écolo que le précédent, Glen Dissaux tique. « Nous saluons les efforts par rapport au premier projet mais ce n’est pas assez. Nous devons limiter au maximum l’étalement urbain, surtout sur des zones naturelles humides capitales pour la biodiversité et qui hébergent des espèces remarquables. Le projet ne répond pas aux impératifs de protection de l’environnement, de continuité écologique, de sobriété foncière… Et engendrera nuisances et pollutions ».

Il craint aussi qu’il « concurrence les commerces locaux et accentue le déséquilibre économique est-ouest : il nous faut avant toute chose une étude d’impact socio-économique sur les activités de restauration, hôtelières, de congrès et de loisirs de la métropole (Capucins, Le Quartz, Port, Océanopolis, centre-ville…) ».

Enfin, « il demeure une incertitude sur le montage financier. Dans le contexte économique difficile que nous connaissons, la collectivité est très vigilante quant à ses dépenses et doit le rester. De plus, les nouveaux stades entraînent fréquemment des frais supplémentaires pour les supporters et supportrices ».


NOUVEAU PROJET DE STADE : QUELS ARGUMENTS ?

Début Mars 2022 , les frères Le Saint ont dévoilé leur nouveau projet de stade pour le Stade Brestois 29. Un projet qui a suscité des réactions diverses et variées. Si les soutiens au projet ont pu bénéficier d’une forte visibilité, les arguments des opposants ont été vite écartés. « Brest On Air » donne la possibilité à Glenn Dissaux, représentant du groupe Brest Europe Ecologie Les Verts, de présenter ses arguments et discuter paisiblement . Un pod cast de 50′ …


En savoir plus sur Francis Le Blé …
Un homme, un stade : Francis Le Blé

Un article signé Régis Delanoë paru dans SoFoot.com du

Avant de donner son nom au stade de Brest, dont il a été maire de 1977 jusqu’à sa mort soudaine en 1982, Francis Le Blé est d’abord considéré par les gens de gauche comme l’un des pères fondateurs du socialisme moderne dans le Finistère. Un militant modèle, qui s’est forgé sa conscience syndicale et politique à l’Arsenal de Brest dans les années 50 et 60. 

Francis Le Blé n’est pas brestois d’origine, pas même finistérien. C’est à Locmiquélic, petit port de pêche face à Lorient, qu’il naît le 6 septembre 1929 dans une famille modeste. Jeune, il est scolarisé dans le privé, avec une enfance et une adolescence studieuses et sans histoire.

Sa vie professionnelle l’emmène à Brest dès 1948, où il est embauché comme ajusteur à l’arsenal, l’immense base navale militaire dont les origines remontent au XVIIe siècle. Cette période d’après-guerre est difficile dans une ville particulièrement meurtrie par les bombardements intenses de l’été 1944 qui ont permis sa libération le 18 septembre. Le siège de Brest a conduit au largage de 100 000 obus et de 30 000 bombes en l’espace de trois semaines. Seuls 200 des 16 500 immeubles que comptait la ville avant-guerre ont été épargnés. La forte activité de reconstruction qui suit ne se fait pas sans tension, notamment durant tout le mois d’avril 1950, avec de violents affrontements entre ouvriers de l’arsenal, ouvriers du bâtiment, dockers et forces de l’ordre. Ces mouvements dureront un mois. Cette grève a été racontée par Kris et Étienne Davodeau dans la très chouette BD Un homme est mort. Un an plus tard, un autre long mouvement de grève est mené, encore à l’Arsenal, conduisant à la signature du décret du 22 mai 1951, relatif à l’alignement des salaires du personnel ouvrier sur celui de la métallurgie parisienne.

Issu du syndicalisme chrétien

C’est dans ce contexte aussi agité que passionnant que Francis Le Blé devient progressivement un leader syndical. Son éducation catholique sociale l’entraîne naturellement à adhérer aux deux mouvements qui collent alors le plus à cet état d’esprit : la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne), très populaire sous la IVe République, et la CFTC. Il apprend des mouvements de grève de 1950 et 1951, développe son réseau, tout en menant en parallèle une carrière exemplaire d’ajusteur puis d’ingénieur. En 1959, il n’a que trente ans lorsqu’il est nommé secrétaire de l’unité brestoise de la CFTC. Les années qui suivent sont importantes, à la fois pour le jeune homme et pour le milieu syndical, avec le mouvement de déconfessionnalisation de la CFTC et la création par le courant majoritaire, favorable à cette déconfessionnalisation, de la CFDT. Francis Le Blé s’affirme en réformateur et devient vite une figure de la CFDT naissante, née de la rupture en 1964. Pourtant, seulement trois ans plus tard, il démissionne de ses fonctions syndicales – il est alors le numéro 1 de la CFDT dans le Finistère – pour se consacrer à la vie politique.

« Le père fondateur du nouveau socialisme finistérien »

En homme de la gauche chrétienne, humaniste et moderne qu’il est, Francis Le Blé adhère alors non pas à la SFIO vieillissante, mais à la CIR, la Convention des institutions républicaines, mouvement fondé en 1964 par un certain François Mitterrand et dont feront partie beaucoup de têtes d’affiche des deux septennats de 1981 et de 1988, ainsi que du gouvernement Jospin en 1997 : Roland Dumas, Pierre Joxe, Daniel Vaillant, Élisabeth Guigou, Édith Cresson, Gérard Collomb… C’est avec le CIR que « FLB » mène sa première campagne politique, les législatives de 1967. Les années qui suivent sont celles de la transformation profonde de la gauche française, avec la création du Parti socialiste (au sein duquel le CIR fusionnera) et sa prise de pouvoir par Mitterrand à l’occasion du fameux congrès d’Épinay en 1971. Le Blé est le premier secrétaire départemental de ce PS naissant. Les premiers temps sont galères, avec à peine une centaine de militants et une dizaine de cotisants au niveau local. Ses premiers combats sous la bannière de la Rose – cantonales de 70, législatives de 73 – sont néanmoins encourageants. Le passé syndical et ouvrier de Francis Le Blé est un atout, de même que son large réseau. Avec lui à sa tête au niveau local, le PS grandit de manière exponentielle sur Brest et ses alentours, à tel point que l’historien Christian Bougeard, auteur d’Un Siècle de socialisme en Bretagne, le considère comme le « père fondateur du nouveau socialisme finistérien » .

Nouveau nom de stade, nouveau nom de club

Sa victoire politique personnelle la plus marquante est bien sûr celle qui le conduit à la mairie de Brest en 1977. Tête de liste d’un regroupement d’union de la gauche nommé « Brest-Espoir » , il est élu maire dès le premier tour du scrutin, le 13 mars 1977, battant une droite désunie, avec deux anciens maires – dont le sortant – qui avaient chacun leur liste. Un an plus tard, il échoue de très peu à cumuler avec un mandat de député. Francis Le Blé devient alors président de l’agglomération brestoise, mais il décède brutalement le 23 juin 1982 à seulement cinquante-deux ans. « Il réalisait dans sa personne le modèle même du militant que prônait et qu’exprimait le nouveau parti socialiste : l’osmose avec le « peuple de gauche », la connaissance du milieu associatif et syndical, la longue pratique de la réflexion et de l’action, de l’organisation et du combat » , est-il écrit dans le communiqué du PS 29 qui rend hommage à ce maire populaire. L’autre hommage, c’est donc ce stade de la ville qui porte désormais son nom. Construit en 1922 et d’abord nommé stade de l’Armoricaine (du nom du club de foot dont est issue la création du Stade brestois en 1950, par le regroupement de ce patronage catholique avec d’autres), il avait bénéficié d’une rénovation et d’un agrandissement au début des années 80. L’inauguration de la grande tribune latérale à l’été 82 est donc l’occasion de renommer l’enceinte. Son club résident est alors en pleine bourre depuis sa première montée historique en élite en 1979 et l’arrivée à la présidence de François Yvinec. À l’époque, le Stade brestois devient le Brest Armorique et le stade de l’Armoricaine devient Francis-Le Blé. Ce sera le début de la décennie la plus folle du football finistérien.


A suivre …

Le stade de foot au Froutven divise la majorité de Brest Métropole Réservé aux abonnés

Publié dans Le Télégramme du 29 juin 2022

Le nouveau projet de stade, plus raisonnable mais pour lequel le contribuable devrait être davantage impliqué, fait tousser au sein de la majorité de Brest Métropole.
Le nouveau projet de stade, plus raisonnable mais pour lequel le contribuable devrait être davantage impliqué, fait tousser au sein de la majorité de Brest Métropole. (Cabinet d’architecture François de La Serre)

Ce mercredi, parmi les 105 délibérations d’un conseil de métropole marathon, deux concernaient le projet du Stade Brestois 29 au Froutven. Écologistes et communistes ont voté contre la déclaration d’intention, en l’état.

« Le projet, 100 % privé au départ, avec un financement public des infrastructures autour, a évolué. Faute d’éléments suffisamment précis sur l’investissement de la collectivité, nous voterons contre. Un réaménagement frugal de Francis-Le Blé serait préférable et permettrait d’investir dans un autre projet. Le contexte économique actuel, difficile, nous renforce dans cette position ». C’est bien un élu de la majorité, le communiste Éric Guellec, qui a parlé ainsi du projet de stade de football au Froutven, ce mercredi 29 juin 2022, en conseil de Brest Métropole.

Ce n’est pas le bon projet, ce n’est pas le bon moment

Glen Dissaux, pour les écologistes, de la majorité également, a rappelé les réticences des siens quant à ce projet emblématique. « Ce n’est pas le bon projet. Et ce n’est pas le bon moment. L’investissement de la collectivité dans des équipements publics directement liés au stade, pour les aménagements, c’est 11,50 M€, sans les augmentations des coûts dans le BTP », a-t-il poursuivi. « On demande depuis le début une étude aboutie sur les possibilités existantes à Francis-Le Blé : de la simple rénovation réglementaire pour pouvoir jouer en Ligue 1 à un projet plus conséquent, voire un nouveau stade là-bas, avec différents types de portage ».

Manque d’éléments sur le coût pour la collectivité

En plus de ces dix votes contre, deux élus divers gauche se sont abstenus. David Moan, de Plougastel-Daoulas, estime avoir « besoin de plus d’éléments sur le coût pour la collectivité pour se prononcer. Et je sais que, pour beaucoup, le cœur du Stade Brestois bat à Le Blé… ».

Pour la première fois, ce mercredi soir, les élus de Brest Métropole délibéraient sur le nouveau projet du Stade Brestois 29, qui doit ouvrir au Froutven en 2026. Il s’agissait de ne pas bloquer le processus, en approuvant une simple déclaration d’intention puis une procédure de concertation préalable à la mise en compatibilité du Plan local d’urbanisme (Plu), qui durera au moins un mois au second semestre. Le vrai vote, celui qui doit valider le projet, est prévu pour la fin de l’année. Cette déclaration d’intention se fait « sous réserve de la faisabilité économique et financière assurée par le porteur de projet », le Stade Brestois 29 et ses partenaires, a d’emblée précisé Tifenn Quiguer, vice-présidente chargée de l’urbanisme.

Patrick Appéré, conseiller chargé des équipements sportifs, a, lui, souligné « la chance que l’on a d’avoir ici des propriétaires locaux, qui investissent, avec du capital en dur : un stade ! On parle de Francis-Le Blé comme d’une œuvre d’art, mais il est en fin de vie ! ». François Cuillandre a rappelé que « refaire la tribune Quimper aurait coûté, il y a sept ans, 7 M€. La tribune Arkéa est en fin de vie : cela coûterait 19 M€ de la refaire, et une vingtaine pour Foucauld, où le béton commence à s’effriter ».

La droite soutient le projet

Signe des temps – et cela fera sourire quelques marcheurs –, la majorité derrière François Cuillandre a été soutenue par la droite, ce mercredi soir. Pour le Gica (Groupe indépendant des communes associées), Dominique Cap, maire de Plougastel-Daoulas, a parlé d’un « projet structurant, très bien placé géographiquement ». Bernadette Malgorn a abondé, indiquant que ce serait aussi une activité économique de plus au Froutven et qu’elle se déclarait « plutôt optimiste sur la transparence » des frères Le Saint concernant la suite.