Avec les Pisseurs Involontaires de Glyphosates de Brest à Landerneau !

Les Pisseurs.sseuses Involontaires de Glyphosates manifestaient ce vendredi 18 décembre à Landerneau  devant la permanence de Graziella Melchior, députée du Finistère qui a voté en faveur de la réintroduction des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves. Deux jours auparavant une vingtaine d’entre eux s’étaient retrouvés devant le tribunal de Brest pour déposer 33 plaintes de personnes dont le taux a été mesuré …

Pancartes affichant des taux autour du cou, feuilles contenant des plaintes en mains. À Brest, les pisseurs involontaires de glyphosate ont déposé plainte et poursuivent des industriels et des instances sanitaires françaises et européennes   …

« Pig ». « Porc », en anglais. « Pisseur Involontaire de gGyphosate » pour ces citoyens qui ont fait mesurer le taux dans leurs urines de cet herbicide, dont l’usage est interdit dans les espaces publics depuis bientôt trois ans et à la vente aux particuliers presque deux ans. Il reste pour l’instant autorisé pour les agriculteurs. Ils craignent pour leur santé et notamment celle des professionnels qui les utilisent.
Une petite vingtaine de ces « pigs » se sont retrouvés tranquillement devant le tribunal de Brest, ce mercredi 16 décembre, en milieu d’après-midi, pour aller déposer 33 plaintes de personnes dont le taux a été mesuré notamment à Plouguerneau. Leur représentant départemental, Michel Rolland, 0,45 ng/l au compteur (plutôt dans une moyenne basse), a fait la démarche seul, devant le parquet, pour respecter les règles sanitaires.

« Des toxiques cachés par les industriels »

« Nous sommes confortés », disait-il, « par la découverte fin octobre, par deux scientifiques, Gilles-Eric Séralini et Gérald Jungers, de la présence de toxiques cachés par les industriels dans 14 pesticides du commerce dont l’arsenic, les métaux lourds et d’autres substances cancérigènes. Une plainte contre X pour fraude à l’étiquetage et contre l’État français pour carences fautives a été déposée le 1er décembre ».

Les plaintes, qui s’ajoutent aux quelque 6 300 déjà déposées en France depuis environ deux ans (dont 700 en Bretagne, 236 dans le Finistère), seront transmises au Pôle national de santé, qui les centralise toutes. « Il a nommé deux juges qui vont étudier la recevabilité de ces plaintes », complète Michel Rolland.

Article paru dans Le Télégramme Brest du 16 décembre 2020


Des « abeilles antinicotinoïdes » vendredi aux fenêtres de la députée de Landerneau

 

Déguisés en abeilles, des opposants aux néonicotinoïdes se réuniront devant la permanence de Graziella Melchior, député du Finistère, vendredi, à Landerneau. Ils condamnent l’autorisation d’usage dans les champs de betterave.

L’appel au rassemblement, vendredi, de 18 h 30 à 19 h 15, devant la permanence de la députée Graziella Melchior (LREM), émane de l’association des pisseurs/pisseuses involontaires de glyphosate de Bretagne.

Michel Rolland, vous en êtes le référent dans le Finistère, pouvez-vous nous dire combien de membres compte ce mouvement et qui sont les gens qui le composent ?

Il s’agit de citoyens ayant décidé de participer à une campagne nationale de détection du glyphosate dans les urines, au cours de « pisseries » authentifiées par huissier. L’asso compte 6 300 adhérents en France, dont 203 dans le Finistère et bientôt 236 car nous allons déposer 33 nouvelles plaintes (pour taux de glyphosate élevé), ce mercredi, devant le tribunal d’instance de Brest. Chaque plainte vaut un adhérent.

Vendredi, il ne s’agira pas de pointer le glyphosate mais les nicotinoïdes. Quels rapports entre les deux ?

Ce sont des produits chimiques utilisés dans l’agriculture qui se dispersent dans la nature avec des impacts sur la santé et la biodiversité. Le parlement vient d’autoriser le retour d’utilisation des produits nicotinoïdes (pesticides néonicotinoïdes) dans les champs de betterave. L’autorisation entre en vigueur ce 15 décembre et restera valable jusqu’en juillet 2023. Tous ces produits ont un effet mortel sur les abeilles qui les ingèrent. La mortalité est telle qu’il n’y a plus assez d’individus, en hiver, dans les ruches, pour assurer la survie de la colonie. Pour les apiculteurs, c’est une catastrophe. C’est pour cela que vendredi nous viendrons, symboliquement, déguisés en abeilles.

Il s’agit d’un type de culture particulière – la betterave -, surtout présente dans le nord de la France ou dans le bassin de la Loire mais pas en Bretagne. Pourquoi se mobiliser à Landerneau ?

Nous nous rassemblerons devant la permanence d’une députée qui a voté la loi autorisant la réintroduction des nicotinoïdes. Chaque député a eu la possibilité de choisir (certains ont d’ailleurs dit non). Je ne sais pas qui tombera malade mais chaque parlementaire portera la responsabilité de son vote. Et puis, il ne faut pas se faire d’illusions, si les nicotinoïdes sont autorisés chez les betteraviers, des exploitants d’autres cultures estimant rencontrer, eux aussi, des problèmes (de perte d’exploitation due à la destruction des plants par des insectes, NDLR), réclameront à leur tour de pouvoir utiliser ces produits. On vient d’ouvrir la boîte de Pandore. Des sénateurs (Les républicains) ont cru bon d’ajouter un amendement précisant que la dérogation permettant l’usage des néonicotinoïdes peut s’appliquer tant que n’existe pas d’alternative de traitement. Il y en a pourtant une : en betterave bio, il n’y a pas de soucis. Quels intérêts défendent nos parlementaires ? On parle de santé, de biodiversité. Je ne comprends pas leur légèreté.

 Publié dans Le Télégramme Landerneau du 15 décembre 2020

 


En savoir plus sur l’origine des PIG  ?

Retrouver le site internet PIG BZH des Pisseurs.sseuses Involontaires de Glyphosate .
C‘est par ici …


 

 Grande pisserie » à Langouët pour mesurer les taux de glyphosates

 Le reportage FR3 Bretagne du 4 mai 2019

Curieux rendez-vous matinal ce samedi matin. Des habitants de la commune de Langouët en Ille-et-Vilaine se sont prêtés à un prélèvement d’urine, dans le but de vérifier le taux de pesticides. Ces initiatives des « pisseurs involontaires de glyphosate » se multiplient dans la région.  Le reportage à Langouët (35) de Séverine Breton, Christophe Rousseau et Tanguy Descamps – Interviews : maître Fabrice Langer, huissier de justice – David Thomas, référent départemental Pisseurs Involontaires de Glyphosate Ille et Vilaine – François – Daniel Cueff, maire de Langouët


Les Pisseurs involontaires de glyphosate toujours plus nombreux en Bretagne

Le reportage FR3 Bretagne du 25 mars 2019

Ici ils se font appeler les PIG Breizh, ils sont 29 nouveaux pisseurs et pisseuses qui se payent les services d’un laboratoire pour un montant de 135 euros. Objectif : savoir s’il y a du glyphosate dans leur urine. Et si le test est positif ils porteront plaintes avec les autres. Un millier d’autres Bretons seraient déjà volontaire pour continuer l’action des PIG BZH
Un reportage d’Arthur Conanec et Florence Malésieux /Son Olivier Mélinand, /monteur Bertrand Le Gall


En Bretagne, des pisseurs involontaires de glyphosate ont manifesté devant des permanences parlementaires

Les Pisseurs et pisseuses Involontaires de Bretagne ont manifesté devant les permanences des députés bretons qui ont voté en faveur de la réintroduction des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves.

Des "pisseurs involontaires de glyphosate" devant la permanence de Liliana Tanguy
Des « pisseurs involontaires de glyphosate » devant la permanence de Liliana Tanguy –  » Les pisseurs involontaires de glyphosate »

Les pisseurs et pisseuses involontaires de glyphosate ont manifesté ce vendredi soir devant les permanences des députés qui ont voté en faveur de la réintroduction des néonicotinoïdes dans les champs de betteraves. C’était le cas à Pont l’Abbé, dans le Finistère, devant la permanence de Liliana Tanguy, députée LREM.

Des manifestations analogues étaient prévues dans le Morbihan, devant les permanences de Jean-Michel Jacques à Hennebont, Gwendal Rouillard à Lorient, ou encore devant celle d’Hervé Berville à Dinan en Ille-et-Vilaine.

Des manifestations  » posititives »

Des manifestations « positives » ont également eu lieu devant les permanences des députés qui ont voté contre. C’était le cas devant la permanence d’Erwan Balanant, député  Modem de Concarneau.