Pierre Berthelot présente le déroulé du spectacle des « 18 temps », sous forme de BD. © Crédit photo : Michel Faure

« C’était comment vos 18 ans ? » C‘est la question posée aux visiteurs arrivant à Saint-Amand-de-Coly (Dordogne) par les organisateurs du festival Saint-Amand fait son intéressant. Virées entre copains, baisers volés, premier boulot… Mais il ne s’agit pas seulement d’évoquer des souvenirs.
La manifestation qui atteindra cet âge-là lors de sa prochaine édition, du vendredi 10 au dimanche 12 juillet dans la commune de Coly-Saint-Amand, proposera une création collective sur le thème des « 18 temps ». Les réponses des personnes interrogées seront consignées dans un cahier et serviront de base pour créer une chanson en slam.

Le festival attire chaque année la foule à Saint-Amand-de-Coly.
Le festival attire chaque année la foule à Saint-Amand-de-Coly. Michel Faure

« Contrairement au grand Charles Aznavour, on n’a pas quitté notre province. Mais bien décidé à empoigner la vie, on n’est pas allé à Paris. On est resté ici », proclame Pierre Berthelot, directeur de Générik Vapeur, qui orchestre l’affaire avec Doreen Vasseur de la compagnie 2 L au Quintal. Une étape préparatoire sous forme de résidence vient de se dérouler dans le village au début de ce mois de juin.

Doreen Vasseur prépare des décors représentant l’abbaye stylisée.
Doreen Vasseur prépare des décors représentant l’abbaye stylisée. Michel Faure

« Le grand chambardement »

L’événement réunit chaque année bénévoles, habitants du pays, artistes. On y retrouvera des compagnies comme Kumulus et Opus ; mais aussi Vinciane Tribot, de l’atelier Pilfer ; Caty Avram, codirectrice de Générik Vapeur et des nouveaux venus, tels les locaux de Vizara.

« La création mobilisera une centaine de personnes », poursuit Pierre Berthelot, devant un déroulé illustré, tel une BD, réalisé par le graphiste Galad.

Le spectacle, qui retracera de façon joyeuse et décalée l’histoire du festival, aura lieu le samedi, à 21 heures, en face du séchoir à tabac et sous forme de déambulatoire. Le premier tableau, bucolique, évoquera la vie d’avant avec des tracteurs, une vache réalisée avec des bidons, mais avec la présence d’un vrai cheval.

Des engins et autres véhicules feront partie du spectacle.
Des engins et autres véhicules feront partie du spectacle. Michel Faure

Voilà que se produit « le grand chambardement », l’arrivée du théâtre de rue dans son ambiance de fête. Suivent « le temps de l’utopie » bercé par le Soleil et la Lune, le défilé de la fanfare des bénévoles, « l’âge d’or » dans sa splendeur, « l’arrivée du parlant » et le final dans l’éclat des feux d’artifice.

Imagination et ingéniosité

La semaine de résidence a été consacrée à la collecte et à la fabrication des objets et accessoires. Les participants ont fait preuve d‘imagination et d’ingéniosité. Du cochon tout rose à la voiture de police, les éléments de l’ancien manège forain utilisé en 2025 dans le défilé ont été restaurés.

Devant le séchoir à tabac, des vêtements prêts à être utilisés.
Devant le séchoir à tabac, des vêtements prêts à être utilisés. Michel Faure

Un boucher du Lardin-Saint-Lazare a offert deux cornes de vaches qui trônaient dans sa boutique, pour faire plus vrai sur les bidons. Des bénévoles ont peint le logo stylisé de l’abbaye, sur des vêtements qui s’envoleront au vent… Chaque tableau sera accompagné par une musique originale composée par David Gourvat, directeur de l’antenne Vallée Vézère du conservatoire départemental et interprétée par un petit ensemble.

On n’en restera pas là, puisque la fête battra son plein pendant les trois jours, avec de multiples propositions à travers tout le village.



En savoir plus sur l’édition 2026 via le facebook de l’événement, c’est par ici ...


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