Le Festival ECLAT d’Aurillac atteindra-t-il ses 40 ans ?

La 39e édition du Festival International de Théâtre de Rue d’Aurillac est annoncée du 19 au 22 août 2026 . Mais les récentes interventions  du nouveau Maire ne laissent présager rien de bon pour l’avenir de ce rendez-vous estival majeur pour les habitants du territoire et  aussi pour les professionnels, artistes ou programmateurs … Alors, que faire ?

Le maire d’Aurillac réclame des forces de l’ordre en renfort pour le théâtre de rue 2026

Le maire a interpellé le ministre de l’Intérieur pour réclamer « une présence conséquente des forces de l’ordre » lors de la prochaine édition du Festival de théâtre de rue qu’il redoute. Par Pierre Raynaud  publié dans La Montagne du 21 avril 2026 …

Le maire d’Aurillac a réclamé le déploiement de CRS supplémentaires durant la prochaine édition du Festival de théâtre de rue, « mais également les jours précédents et suivants » cet événement culturel.?Photo d’archives © Jérémie FULLERINGER

Lors de la campagne des municipales, le candidat Patrick Casagrande ne s’est jamais positionné comme un opposant farouche au Festival de théâtre de rue. Mais malgré ce soutien affirmé à l’une des plus importantes manifestations des arts de la rue au monde, le maire ne veut pas revivre « les épisodes inacceptables de violences urbaines perpétrés par des habitués du désordre public (2016, 2023 et 2025), dont le seul objectif est de casser la République et ses symboles », a-t-il indiqué dans un courrier adressé début avril au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lui rappelant tous les dispositifs de sécurité et de médiation instaurés chaque année …


Le maire d’Aurillac réclame des renforts de CRS pour la prochaine édition festival de théâtre de rue

Un article signè Catherine Lopes pour FR3 Auvergne-Rhône-Alpes du

En 2025, des violences avaient éclaté lors du festival de théâtre de rue d'Aurillac.
En 2025, des violences avaient éclaté lors du festival de théâtre de rue d’Aurillac. • © FTV

Le célèbre festival international de théâtre de rue revient en août prochain à Aurillac. L’an dernier, des émeutiers sont venus perturber les festivités, dégradant du mobilier urbain, affrontant les forces de l’ordre à coups de jets de projectiles. Pour tenter de circonscrire ces débordements, le nouveau maire souhaite renforcer la sécurité en déployant plus de CRS.

Le festival de théâtre de rue d’Aurillac a été entaché l’an dernier par des émeutiers. À quelques mois de la prochaine édition, certains restent encore marqués par ces événements. Une habitante raconte : “C’était compliqué de voir les vitrines cassées et les gens se disputer et se battre dans un moment de rassemblement”. Un habitant ajoute : “Cela marque l’image du festival du théâtre de rue, l’image d’Aurillac et de notre département. Comme pour les manifestations, il y a peut-être des gens qui viennent casser et qui n’ont rien à faire ici”. Pour certains habitants, plus de sécurité est nécessaire. Une Aurillacoise estime : “Je suis pour le renforcement CRS, gendarmerie et police. Je pense toujours aux familles et je pense qu’il y en a plein qui fuient le festival à cause des débordements”.

Le souvenir des incidents de 2025

Un commerçant était aux premières loges des débordements l’année passée. La présence supplémentaire de forces de l’ordre n’est, selon lui, pas appropriée. Romain Bosselut, employé à la Pizzeria Vival le Square, souligne : “Je pense que rajouter des policiers n’est pas forcément la solution. Montrer qu’il y a de la sécurité suffirait largement. L’année dernière, le problème était là. Il n’y avait quasiment pas de policiers ni de gendarmes dans les rues. Les CRS ne sont arrivés que le lendemain des premiers incidents”.

Un maire qui exige plus de sécurité

Depuis son élection en mars dernier, le nouveau maire justifie sa volonté d’apporter à ses administrés plus de sécurité. Patrick Casagrande, maire (DVD) d’Aurillac, explique : “Le festival est aussi fréquenté par des professionnels du désordre. Il faut leur envoyer le message que la collectivité et l’Etat sont présents. Je considère qu’on sera tous testés sur ce festival 2026 : la nouvelle équipe municipale mais aussi les pouvoirs régaliens de l’Etat. Ce festival est l’un des derniers rendez-vous culturels avant le début de la campagne présidentielle”.

Chaque année, ce festival connu de la France entière réunit environ 200 000 visiteurs et plus 600 compagnies. Article réalisé à partir du reportage d’Ambre Croset et Laêtita Théodore / France 3 Auvergne


Une contribution en forme de question de Bruno Boussagol : Un jour viendra où ce seront les policiers qui feront le spectacle !!!! Alors que faire ?

 » Rappelez vous le premier spectacle de Burattini: « t’as de beaux yeux tu sais Carabosse… ». C’était il y a 45 ans !!!!!!
Un spectacle prémonitoire que j’avais programmé lors des RENCONTRES DES SPECTACLES VIVANTS EN AUVERGNE EN 82 à Billom ! Et bien à un moment donné du spectacle il proposait à des gamins de surveiller les autres gamins pendant qu’il s’absentait. Plusieurs se portent volontaires. Il leur met un casque de CRS sur la tête et une matraque en mousse dans les mains. Et bien sûr les « petits CRS » maintiennent l’ordre, cognent et crient !!!!!!

Les parents sont horrifiés ou rient, c’est selon leur niveau de conscience politique ! Depuis combien d’années la police est elle entrée dans le festival d’Aurillac ? En fait depuis la première édition. Ce fut du grand art de la part de Jack Lang que de créer des festivals/ghetto là où effectivement les « arts de la rue » commençaient à être PARTOUT sur le territoire (les places publiques, la rue en général, les espaces ruraux, les quartiers…) !

Ça a permis à la fois de « contenir » et les artistes et le public. Ça permit aussi de créer une hiérarchie avec d’emblée un IN du riche (qui est payé) et un OFF du pauvre (qui paie). Et à l’ État de contrôler par la subvention le contenu des spectacles et des festivals pour arriver tranquillement et assez rapidement aux grands spectacles spectaculaires, divertissants et d’ambiance d’un coté et une pléthore de spectacles d’animation de l’autre.
Chacun étant satisfait par ce grand « marché ». Le contrôle du public a été de plus en plus serré à la grande satisfaction de celui ci. Très peu de contestation sinon sous sa forme disons libertaire. C’est donc à ce prétexte que le Maire en demande toujours plus et que donc il y aura encore plus de dégâts.
Si je puis dire, le vers était dans le fruit depuis le début et l’ État n’a eu aucun mal à y imposer ses plans sécuritaires et sanitaires. Au final, ce serait tout de même aux artistes de rue de dire ce qu’ils souhaitent pour se produire: plus de police ou moins de police. Voire plus du tout de police ! Mais ça c’est impossible en l’ état. Alors que faire ?  » Bruno Boussagol