La belle Lettre d’accueil adressée aux artistes et technicien.nes d’Aurillac par le PCF…

« Vous êtes ici chez vous ! ». A Aurillac, en amont de la 39ème édition du Festival de Théâtre de rue, la section locale du PCF avait adressé une belle Lettre d’accueil à l’ensemble des artistes et technicien.nes . Du coup, le discours du nouveau Maire d’Aurillac, Patrick Casagrande était très attendu. Celui-ci  a fort célébré le rôle et l’accueil de ses habitant.es, ainsi que le triptyque « liberté égalité fraternité »…

LETTRE OUVERTE AUX ARTISTES ET TECHNICIEN.NES DU FESTIVAL D’AURILLAC
« À vous qui déboulez dans nos rues, dans nos vies chaque été, Vous arrivez parfois de loin.
Et pendant quelques jours, comme par magie, Aurillac n’est plus isolée.

Vous faites de nos rues des scènes, de nos places des lieux de rencontres, de notre ville un carrefour d’histoires, de révoltes, de rires et d’imaginaires.
Vous êtes le bruit dans une ville que l’on voudrait parfois condamner au silence, si loin de tout.

Le Festival, ce n’est pas seulement quelques jours d’août.
C’est une fenêtre ouverte sur le monde.
C’est du travail.
C’est de l’émancipation.
C’est de la culture pour toutes et tous.
C’est une part de ce qu’Aurillac est devenue.

Nous voudrions, par cette lettre, vous exprimer notre bonheur et notre émotion de voir chaque année vos camions arriver, vos chapiteaux se dresser, vos affiches envahir nos murs, vos sourires inonder l’espace public.

Mais aujourd’hui, cette histoire est fragile. Il semblerait que la nouvelle majorité municipale soit moins attachée au Festival, à son esprit, à ce qu’il représente. Nous refusons que, petit à petit, on rabote, on affaiblisse, on renonce. Parce qu’un festival qui s’affaiblit, c’est un peu de l’âme de la ville qui meurt. Parce qu’une ville qui renonce à la culture finit par renoncer à une part d’elle-même.

Alors nous voulons vous le dire simplement :
Vous êtes ici chez vous.
Votre présence compte. Votre travail compte. Votre création compte.

Et nous serons là pour défendre avec vous ce qui fait du Festival d’Aurillac bien plus qu’un rendez-vous estival :  Une ville ouverte au monde, une culture populaire, un outil d’émancipation unique et la liberté dans la rue.

Nous ne laisserons jamais cette lumière s’éteindre. »
La Section PCF du Grand Aurillac


La CÉRÉMONIE D’OUVERTURE du 39e festival d’Aurillac et la remise des clés de la ville aux artistes racontées par Stéphanie Ruffier

Patrick Casagrande, nouveau maire d’Aurillac et Fred Remy, directeur artistique (photo Stéphanie Ruffier)

🔵 Le discours du nouveau maire Patrick Casagrande était très attendu : il a fort célébré le rôle et l’accueil de ses habitant.es, ainsi que le triptyque liberté égalité fraternité. Invitant l’auditoire à revenir goûter aux charmes de sa ville, notamment son abbatiale, il n’a toutefois pas oublié le röle du théâtre, soulignant son attachement à la liberté de création, liberté de provoquer et d’interroger. « On y croit presque ! » a lancé une voix tandis que le reste du public venu nombreux sur le parvis de l’hôtel de ville applaudissait .

Source : FB

🔵 Fred Remy, directeur artistique, a également – une fois n’est pas coutume – pris la parole, rappelant « le grand professionnalisme des arts de la rue », leur effervescence, leur capacité à susciter la rencontre, à être « politiques, irrévérencieux, provocateurs et même pénibles ». Réjoui, il a martelé que le 🎭 de rue « se vit ensemble, sans violence. », se projetant vers une 40e et même 50e édition.
Il s’est aussi soucié de la jeunesse dans un contexte de « démocratie que l’on rogne » et d’inquiétude climatique croissante, appelant de ses vœux à ne pas « vivre à distance », à privilégier « un corps devant un corps »
Ses voeux ont été exhaussés par la compagnie Ussé inné. Car, si quelques rituelles paillettes, ballons et fumigènes ont explosé, la fête a brillé par sa sobriété.
– une seule équipe artistique présente
– pas de dinguerie avec le maire
– peu de grand spectacle
Aujourd’hui on a assisté à des partages humains, des « corps devant des corps », contact illustrant la capacité universelle de la danse à unir les êtres.
Une simplicité fort bienvenue. « Ussé inné » excelle dans l’allumage de cette alchimie simple : une grosse enceinte, des musiques qui claquent, une énergie communicative et hop !
Véritables catalyseurs, iels enflamment les pavés qui muent aussitôt en dance floor. Ambiance œcuménique assurée !
Le 1er titre 🎵aux sonorités orientales a rendu hommage au focus Méditerranée, manière d’inviter à découvrir les spectacles venus du Maghreb et des pays arabes !

A suivre …


Lire par ailleurs sur PrendreParti les craintes manifestées au printemps par la profession suite au changement de majorité à la tête de la Mairie d’Aurillac …