L’hymne de la chanteuse mexicaine Vivir Quintana …

Le 9 mars 2020, les femmes mexicaines se mettaient en grève générale, cessaient toute activité et désertaient leurs lieux de travail, l’école et l’Université, les commerces ou la maison. Sur le Zócalo, l’immense place du centre historique de Mexico, résonnait ce jour-là le titre « Canción sin miedo » de la chanteuse mexicaine Vivir Quintana. Un titre repris 8 mois plus tard dans les rues de Toulouse

Cette « Chanson sans peur «  a été composée par l’auteure-compositrice-interprète Vivir Quintana, figure de proue du mouvement féministe mexicain. 
Un morceau vidéo de 3’48 » à écouter ci dessous … Arreglo vocal : Paz Court /Audio : Paz Court & Mariana Correa /Agradecimiento a Benito García Rodríguez

« Canción sin miedo » de Vivir Quintana repris 8 mois plus tard dans les rues de Toulouse…

Lors de la manifestation du 25 novembre 2020 contre les violences faites aux femmes et aux minorités de genre.

 


Vivir Quintana : « La lutte pour rendre visible le mouvement féministe ne se confine pas »

Un reportage d’Emmanuel Laurentin et Manon Prissé diffusé le 3.06.2020 par France Culture .

Traduction des paroles de « Canción Sin Miedo « 

 » L’État, le ciel, les rues peuvent trembler
Les juges et les jurés peuvent trembler
Aujourd’hui, les femmes nous font perdre notre calme
Ils ont voulu semer la peur, des ailes nous ont poussé

À chaque minute de chaque semaine
Ils volent nos amies, ils nous tuent nos sœurs
Ils mutilent leurs corps, ils les font disparaître
N’oubliez pas leurs noms, s’il vous plaît, Monsieur le Président !

Pour tous les femmes qui manifestent sur Paseo de la Reforma
Pour tous les nanas qui se battent à Sonora
Pour les camarades qui se battent dans le Chiapas
Pour toutes les mères qui cherchent encore à Tijuana

Nous chantons sans peur, Nous demandons justice
Nous hurlons au nom de toutes les femmes disparues
Entendez-nous : Nous voulons rester vivantes !
Élevons-nous avec force contre le féminicide

Je brûlerai tout, je casserai tout
Si un jour un mec faisait disparaître la vie dans tes yeux
Plus rien ne m’empêche de parler, c’en est assez
S’ils en touchent une, nous répondons toutes

Je suis Claudia, Esther et Teresa
Je suis Ingrid, Fabiola et Valeria
Je suis la fille que tu as emmené de force
Je suis la mère qui pleure ses filles
Et je suis celle qui te le fera payer
(Justice ! Justice ! Justice !)

Pour tous les femmes qui manifestent sur Paseo de la Reforma
Pour tous les nanas qui se battent à Sonora
Pour les camarades qui se battent dans le Chiapas
Pour toutes les mères qui cherchent encore à Tijuana

Nous chantons sans peur, Nous demandons justice
Nous hurlons au nom de toutes les femmes disparues
Entendez-nous : Nous voulons rester vivantes !
Élevons-nous avec force contre le féminicide
Élevons-nous avec force contre le féminicide

Et que tremblent les entrailles de la Terre
Devant le rugissement de l’amour
Et que tremblent les entrailles de la Terre
Devant le rugissement de l’amour … »



Mon Laferte – Vivir Quintana – El Palomar – Canción sin Miedo (Zócalo Capitalino)