Inauguration des Rias 2012 à Quimperlé …

28  août 2012, 19H12 : La compagnie marseillaise Générik Vapeur inaugure le Festival des Rias 2012 à Quimperlé . 3’30 » d’images extraites du spectacle « Drôles d’oiseaux et Art Blaxon »

A l’occasion de l’inauguration du Festival des Rias 2012, une émission spéciale de Tébéo en direct de Quimperlé ( 27mn)

Au micro de Hervé Ugo pour Tébéo, Nicolas Morvan, Président de la Cocopaq, Pierre Berthelot co directeur de Générik Vapeur, Jacques Juloux, Vice Président culture de la Cocopaq, Michèle Bosseur et Claude Morizur, Co fondateurs du Fourneau


La soirée du mardi 28 août 2012 à Quimperlé racontée par La Chimère …

« Hier, je sortais de la mer(e), aujourd’hui, je RE-nais officiellement sous le doux nom de Festival LES RIAS 2012. Bienvenue en COCOPAQ, Communauté de communes du pays de Quimperlé !

19h12, un accueil inespéré

Foi(e) de poisson, jamais je ne regretterai d’avoir laissé l’Atlantique derrière moi pour m’enfoncer dans les terres et entrer en ville ! Qui aurait pu prévoir un accueil d’une telle ampleur au cœur de Quimperlé ? J’en ai encore les écailles de la tête et les poils des jambes qui se dressent d’émotion.

Dès 18h30, les premiers spectateurs, petits et grands, avaient pris place sur le pont du Moulin, vite rejoints par des milliers d’habitants des communes avoisinantes, compactés en une foule aussi joyeuse que colorée. Dès lors, je suis devenu(e) un événement à part entière. J’ai même aperçu un ancien Ministre de la Mer (fort heureusement pour moi, pas de la Pêche !) parmi les anonymes venus à ma rencontre.

Ponctuel, je me suis élancé à 19h12, après avoir revêtu la peau d’une longue anguille de 7 voitures blanches tirées par un tracteur, et j’ai ouvert ma route, créant émerveillement chez les plus jeunes et questionnement chez les grands, au rythme des musiciens accompagnant les chants de ma sirène préférée.

Sur le pont, une petite pause s’impose car le public, soudain, me tourne rapidement le dos et dirige ses regards vers la rivière où un bateau, majestueusement, hisse ses voiles aux couleurs de l’arc-en-ciel.

Me frayant difficilement un chemin entre ces milliers de personnes, je prends la route de la ville-haute, ému(e) par la chaleur de cet accueil aussi unanime que massif.

20h, un final monumental

Après une montée qui met mes branchies à l’épreuve, une petite pause me permet de reprendre mes couleurs – les 7 de l’arc-en-ciel pour être précis(e) – avant de faire une entrée triomphale sur la place Saint-Michel, déjà noire de monde. Cette expression humaine est vraiment dénuée de sens car, de ce que j’en vois, je parlerai plutôt d’une place « bigarrée de monde ». Mais, comme vous dites, les mots et les couleurs, ça ne se discute pas. Avec la Compagnie Générik Vapeur, ça se vit, collectivement !

Sans faire attendre les 7 000 personnes venues à cette première rencontre avec moi au festival Les Rias, les comédiens de Générik Vapeur et les bénévoles qui les accompagnent s’activent pour découper en morceaux (de la taille d’une voiture) la longue anguille que traînait le tracteur dans les rues de la ville et, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire, ils décident de lever ces voitures sur l’énorme fil à linge tendu en travers de la place. Pissant leurs huiles aux 7 couleurs du jour et fumant d’une gaie pollution, voici les 7 voitures accrochées à des pinces à linges, sous le soleil quimperlois, en attendant que la panne « sèche », en tout cas, pas elle des sens ce soir ! Et d’un coup de colle de poisson, les artistes recouvrent leurs ventres métalliques d’affiches représentant des portraits d’illustres penseurs. Galerie éphémère et colorée de la diversité humaine, mi-pluie, mi-soleil, annoncée par l’arc-en-ciel créé ici par une myriade de papiers colorés propulsés sur les spectateurs.

Déjà, le tonnerre gronde, annoncé par une rafale de pétards mitraillette tandis que, sur la petite scène, le président de la COCOPAQ, Nicolas Morvan, accompagné des co-directeurs du Fourneau, sonne le gong symbolisant l’inauguration officielle du festival Les RIAS 2012.

Generik Vapeur – Voir les photos

Une dernière photo de famille de cet arc-en-ciel de spectateurs et chacun peut se rafraîchir d’une limonade très colorée. Déjà, petit à petit, la place Saint-Michel se vide de son monde et s’emplit d’une nouvelle âme, celle d’un lieu qui connut, ce mardi 28 août, un grand moment artistique, festif, populaire et, surtout, grandiose. Traverser cette place sans y repenser, relève désormais de la gageure, voire de la chimère.

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Quant à moi, charmé(e) par cette liesse marquant mes premiers pas dans la ville-centre, j’irai demain, mercredi 29, faire une escapade dans les terres. Après un rapide somme dans le lit de l’Isole, je remonterai demain cette rivière de quelques brasses. Elle me mènera à Scaër où j’ai rendez-vous, à 18h32, avec les Compagnies Wet Picnic, Beau Geste et Pete Sweet. On m’avait promis du plaisir dans ce voyage artistiquement fabuleux. Promesse tenue ! Nul besoin d’imaginer un Pays doté de tant d’atouts. Contrairement à moi, ce Pays n’est pas une chimère : il existe. Je décide donc d’y rester encore quelques jours ! »

Texte : Guy Abalain
Photos : Guy Abalain, Jacques Nicolas
Franck Bettermin et lefourneau.com