À Nantes, des Biennales du spectacle sous le signe de la résistance …

En France, à deux mois des éléctions municipales, les Biennales internationales du spectacle de Nantes ont fait entendre des appels à « échapper au fatalisme », malgré les difficultés du secteur. Des élus et des syndicalistes ont interpellé les formations politiques, pour qu’elles musclent leur discours, alors que l’extrême droite a fait de la culture un de ses champs de bataille …

À Nantes, le monde du spectacle vivant refuse de se résigner aux coupes budgétaires . Article et photo Médiapart

À Nantes, les BIS de la résistance : un article de présentation à retrouver sur le site de Scèneweb.fr

Nicolas Marc ouvre les BIS 2026, à Nantes
Nicolas Marc ouvre les BIS 2026, à Nantes / Photo Stéphane Capron

L’édition 2026 des Biennales internationales du spectacle (BIS) s’est ouverte à Nantes à la Cité des congrès, le mercredi 21 janvier. Une édition placée sous le signe de la résistance, selon son directeur, Nicolas Marc, qui n’a pas épargné dans son discours inaugural le désengagement de la Région Pays de la Loire dans le domaine de la culture.

Cette édition 2026 des BIS a failli ne pas se tenir, à la suite du retrait financier de la Région Pays de la Loire, présidée par Christelle Morançais. Nicolas Marc, le directeur des BIS, a regretté dans son discours la décision de la Région de baisser de 73% son budget alloué à la culture, « pour des raisons idéologiques, et non pas pour des raisons budgétaires. C’est la politique du vide. La Région Pays de la Loire est la seule région en France dépourvue de vision pour la culture ».

« Il y aurait tout à dire, bref », a ironisé Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes métropole, tenue par son devoir de réserve en raison de l’approche de la campagne pour les élections municipales. Elle a néanmoins rappelé que « le modèle entier de la décentralisation est en train de vaciller. Le spectacle vivant traverse l’une des plus grandes crises de la décennie ». « Se désengager de la culture, souvent en envoyant un simple courrier, est un acte politique cynique », a exprimé de son côté Dominique Poirout, vice-présidente Culture et Patrimoine au Conseil départemental de la Loire-Atlantique.

Absente à l’ouverture des BIS, Rachida Dati, la ministre de la Culture, a été huée. Elle était représentée par Christopher Miles, le directeur général de la création artistique, tenu d’expliquer que « la ministre s’est battue depuis deux ans pour maintenir le budget de la culture »Sur le dossier du FONPEPS, il a indiqué que Rachida Dati avait bien reçu la lettre ouverte de l’Intersyndicale, et qu’il y répondrait. Christopher Miles a redonné les chiffres d’une récente étude de la DGCA qui indique que le spectacle vivant a rassemblé 65 millions de spectateurs en 2024 pour 2,4 milliards d’euros de recettes. Tout en ajoutant qu’il avait « conscience de l’épuisement et du découragement de la profession, tout en mesurant l’inquiétude sur l’emploi ».

Treize organisations du spectacle vivant subventionné s’alarment d’un « chômage massif » à venir dans leurs structures soumises ces dernières années aux coupes budgétaires et en appellent aux pouvoirs publics pour défendre les aides financières,  dans une déclaration commune publiée à l’occasion des BIS.

La situation est actuellement « critique pour de très nombreux acteurs du secteur », affirment les organisations d’employeurs et de salariés de la branche (théâtre, opéra, danse, musique, arts du cirque, festivals).

« Les artistes, techniciens, intermittents du spectacle, auteurs nous alertent tous. Les plannings de travail se vident et nous craignons un chômage massif pour 2026 », ajoutent ces syndicats dans ce texte.

Parmi elles, le Syndeac (employeurs des entreprises artistiques et culturelles, premier syndicat du secteur public), le Syndicat des musiques actuelles ou encore la CGT Spectacle.

« Bon nombre d’institutions culturelles connaissent en ce début d’année des problèmes importants de trésorerie. Certains acteurs disparaissent dans l’indifférence totale des pouvoirs publics, quand d’autres tentent de surmonter les difficultés en réduisant leur programmation artistique » , ajoutent-ils.

En cause selon eux: « les coupes successives de la part de nombreuses collectivités territoriales »« la coupe des crédits de l’Etat alloués à la création et à l’éducation artistique et culturelle », ou encore, en 2025, « le gel de la part collective du pass Culture » utilisé par les collèges et les lycées pour financer les sorties culturelles.

La profession dénonce en outre une baisse des financements prévus dans le budget de l’Etat pour 2026.


Financement de la culture : réuni à Nantes, le secteur du spectacle vivant public redoute un chômage massif en 2026

Un article paru dans France Info Culture du 21 janvier 2026.
Selon plusieurs syndicats présents aux Biennales internationales du spectacle, certains acteurs du secteur, victimes des coupes budgétaires, disparaissent aujourd’hui dans l’indifférence et d’autres tentent de survivre en réduisant leur programmation artistique.

Treize organisations du spectacle vivant subventionné s’alarment d’un « chômage massif » à venir dans leurs structures, soumises ces dernières années aux coupes budgétaires. Elles en appellent aux pouvoirs publics pour défendre les aides financières, mercredi 21 janvier, dans une déclaration commune.
La situation est actuellement « critique pour de très nombreux acteurs du secteur », affirment les organisations d’employeurs et de salariés de la branche (théâtre, opéra, danse, musique, arts du cirque, festivals), réunies jusqu’à jeudi à Nantes aux Bis, les Biennales internationales du spectacle, rendez-vous des professionnels.

Les plannings se vident

« Les artistes, techniciens, intermittents du spectacle, auteurs nous alertent tous. Les plannings de travail se vident et nous craignons un chômage massif pour 2026 », ajoutent ces syndicats dans ce texte transmis à l’AFP. Parmi elles, le Syndeac (employeurs des entreprises artistiques et culturelles, premier syndicat du secteur public), le Syndicat des musiques actuelles ou encore la CGT Spectacle.
« Bon nombre d’institutions culturelles connaissent en ce début d’année des problèmes importants de trésorerie. Certains acteurs disparaissent dans l’indifférence totale des pouvoirs publics, quand d’autres tentent de surmonter les difficultés en réduisant leur programmation artistique« , ajoutent-ils. En cause selon eux : « les coupes successives de la part de nombreuses collectivités territoriales », « la coupe des crédits de l’État alloués à la création et à l’éducation artistique et culturelle » ou encore, en 2025, « le gel de la part collective du pass Culture » utilisé par les collèges et les lycées pour financer les sorties culturelles.

Mutualiser les ressources et allonger les temps de diffusion

La profession dénonce en outre une baisse des financements prévus dans le budget de l’État pour 2026. En particulier, elle s’alarme d’un « sous-financement » du principal dispositif d’aides, le Fonpeps (Fonds pour l’emploi pérenne dans le spectacle). Ce dernier est doté de 36 millions d’euros dans le projet de loi de finances, alors qu’il devrait l’être à hauteur de 60 millions d’euros, estiment les organisations professionnelles.
À deux mois des élections municipales, le directeur général de la création artistique au ministère de la Culture, Christopher Miles, a assuré lors d’un débat aux Bis, le 21 janvier au matin, que la ministre de la Culture s’était « battue ces deux dernières années » au Parlement « pour préserver les crédits (…) du spectacle vivant » et qu’elle recevrait « très rapidement » les organisations professionnelles au sujet du Fonpeps. Il a appelé le secteur à poursuivre les projets promouvant la « mutualisation des ressources de production » et « l’allongement des temps de diffusion » des spectacles.


Aux Biennales internationales du spectacle, le monde de la culture résiste aux vents contraires

Face aux menaces qui pèsent sur leur secteur, près de 15 000 professionnels du monde de la culture ont participé aux Biennales internationales du spectacle (Bis), à Nantes, pour échanger sur l’avenir. La 21e édition, placée sous le signe de la résistance et de l’inspiration, a été finalement très politique. Un article signé Roberte Jourdon dans Ouest France du 22 01 2026 …

Nicolas Marc, créateur et directeur des Bis, Biennales internationales du spectacle : «Cette édition des Bis, placée sous le signe de la résistance et de l’inspiration, a finalement été très politique».
Nicolas Marc, créateur et directeur des Bis, Biennales internationales du spectacle : «Cette édition des Bis, placée sous le signe de la résistance et de l’inspiration, a finalement été très politique». | OUEST-FRANCE

Près de 15 000 participants ont assisté aux Biennales internationales du spectacle (Bis) mercredi 21 et jeudi 22 janvier à la cité des congrès de Nantes. Face aux menaces, le monde de la culture et du spectacle vivant a soif d’échanger et de trouver des solutions. Il se trouve dans un contexte de mutations compliqué, sur fonds de crise économique, politique, idéologique. Tous les professionnels sont inquiets, mais déterminés à résister. « Une crise est un moment difficile, mais c’est quand on est au plus bas que l’on s’autorise à rebondir. Il faut se dresser contre l’affaiblissement démocratique et faire évoluer notre modèle, avance Françoise Benhamou, économiste. La culture ne pèse que 1 % dans le budget de l’État alors que ses bienfaits sont immenses. Les retombées dans les communes sont importantes, avec un effet sur la citoyenneté. Il y a une vraie corrélation entre pratiques culturelles et bien-être individuel. »

Comme pistes de réflexion, elle suggère  de réfléchir au nombre de représentations de spectacles, donner plus du temps à une œuvre pour trouver son public. Peut-être faut-il des formats plus modestes ? Il faut réfléchir aux financements, au rapport entre ressources propres et subventions, au mécénat. Il faut diversifier l’offre des lieux, se parer face à l’intelligence artificielle. 

«La culture est attaquée par peur»

Il fait bon écouter Thomas Jolly, l’enchanteur des Jeux olympiques de Paris 2024 :  La culture est attaquée par peur, méconnaissance ou envie de sabotage. Je pense à l’image d’une source bétonnée, à Rouen, où l’eau a finalement trouvé une voie détournée pour s’écouler. Comme elle, je suis sûr que les artistes trouveront un chemin pour résister. Nous ne céderons pas parce que les arts vivants nous aident à vivre ensemble », positive-t-il.

Catherine Blondeau, directrice de Mixt, lieu culturel hybride, à Nantes, met en avant son exemple « de solidarité des lieux dans l’accompagnement des artistes, avec la création d’une maison aux artistes et un pôle de formation. 

Carole Delga, présidente de la Région d’Occitanie, plaide « pour le maintien du budget de la culture et l’aide essentielle aux communes rurales. On doit se mobiliser pour le futur et non regretter le passé. On doit se mobiliser contre l’emprise mentale des réseaux sociaux et des théories complotistes, investis par les populistes. »

Le monde culturel se retrouve aux Biennales internationales du spectacle mercredi 21 janvier à la cité des congrès de Nantes. | OUEST-FRANCE

« Le Livre blanc de la décentralisation culturelle  » dévoilé

Dans la perspective des élections municipales et présidentielle, pour interpeller les candidats sur l’importance de défendre la culture dans les territoires, des organisations représentatives des collectivités locales françaises ont élaboré « Le Livre blanc de la décentralisation culturelle » modèle partenarial de financement de la culture, qui a été dévoilé aux Bis.

 Cette édition des Bis, placée sous le signe de la résistance et de l’inspiration, a finalement été très politique, elle remet la culture au centre des débats avant les élections qui se profilent  , apprécie Nicolas Marc, créateur et directeur des Bis.


Madame la ministre, votre silence devient violence.

Lettre ouverte la MCAC – Mobilisation et Coopération Art Culture du 20 janvier 2026

« Madame la Ministre,
Il y a des silences qui en disent long.

C’est ce que nous affirmions collectivement au sein de la tribune « le budget du silence »,  signée et relayée par plus d’une soixantaine de réseaux, fédérations et organisations professionnelles de la culture et de l’économie sociale et solidaire début décembre.

Initiée par Les Locales, avec le soutien de la Férarock et de Radio Campus France, cette tribune a connu un large écho dans le secteur culturel, et bien au-delà. Elle n’a pourtant fait l’objet d’aucune réponse de votre part, ni de celle du ministre de l’Économie et des finances.

Pire encore : depuis, les signaux budgétaires s’aggravent. Les baisses annoncées frappent de plein fouet le secteur culturel citoyen dans sa diversité, ainsi que l’ensemble des associations et structures de l’économie sociale et solidaire.

Pourtant, le débat parlementaire sur le projet de loi de finances 2026 a montré qu’une autre voie est possible. Nombre de parlementaires se sont mobilisé·es pour sauvegarder notamment le champ culturel. Des amendements transpartisans ont été déposés pour renforcer le budget de la culture, déplafonner les taxes fiscales affectées au CNM, soutenir les lieux intermédiaires et les festivals, sécuriser l’été culturel, élargir le plan MPMD au-delà des seuls réseaux labellisés, créer un fonds de sauvegarde pour les politiques culturelles territoriales, ou encore soutenir les actions culturelles transversales ou d’éducation artistique et culturelle, notamment dans les territoires ruraux.

Le maintien de l’enveloppe du FSER au niveau de 2025, face au projet de coupe qui pèse sur les radios associatives, a été voté par le Sénat. Le relèvement des montants du FONPEPS, dispositif d’aide à l’emploi dans le spectacle, a quant à lui été voté par la commission finances de l’Assemblée Nationale en nouvelle lecture.

Ces signaux sont clairs : le Parlement exprime une attente forte de protection et de renforcement des politiques culturelles.

Nous vous demandons donc solennellement de soutenir ces orientations et d’assumer une ambition budgétaire à la hauteur des enjeux. Les coupes envisagées menacent en effet directement l’existence même du tissu culturel associatif, pilier de l’intérêt général, de la vitalité démocratique et de la cohésion territoriale.

En ce début d’année, le décret relatif au FONPEPS, s’il reconduit formellement le dispositif pour 3 ans, acte en réalité un recul majeur. Nous avons alerté à de nombreuses reprises sur la réduction de près de moitié de son budget et demandé de garantir un niveau de financement correspondant aux besoins réels du secteur, estimés à près de 60 millions d’euros. Or, le décret paru au 30 décembre 2025 abaisse les niveaux d’aide et introduit de nouvelles conditions d’accès, sans concertation aucune avec les organisations professionnelles. Cette décision aura un impact direct sur l’emploi artistique et culturel, sur la structuration des équipes et sur la vitalité culturelle des territoires.

Par ailleurs, les baisses des budgets du ministère de la Culture, notamment des programmes 131 (création) et 361 (démocratie culturelle) laissent craindre des arbitrages douloureux au niveau des DRAC. Déjà, des remontées de terrain nous alertent des risques de diminution voire de disparition de certains dispositifs cruciaux pour les structures les plus fragiles.

Nous aspirons à une ambition forte de votre part pour défendre la diversité culturelle, garantir la participation de toutes et tous à la vie artistique et culturelle et protéger les libertés associatives et de création.

À l’approche des élections municipales, un message clair doit être adressé aux élu·es des territoires : l’État doit cesser d’affaiblir les politiques culturelles d’intérêt général et, au contraire, les encourager, les protéger et les renforcer.

Madame la Ministre, nous attendons des actes forts, des engagements précis, des décisions concrètes et des réponses publiques.

Resterez-vous silencieuse face à la gravité de la situation et aux alertes massives du secteur culturel ?

Le 20 janvier 2026.

Cette lettre ouverte a été rédigée le 20 janvier 2025 dans le cadre de la MCAC-Mobilisation et Coopération Art Culture à l’initiative de l’ et signée par plus de 50 organisations professionnelles des arts et de la culture.

Signataires

A-CNAREP – Association des Centres Nationaux des Arts de la Rue et de l’Espace Public

ACTES PRO — Association de compagnies professionnelles de spectacle vivant des Hauts-de-France

AJC – Réseau de la diffusion du jazz en France

ALiiCe – Association des Lieux intermédiaires et indépendants du Centre-Val de Loire

CAC – Collectif des Associations Citoyennes

Chorégraphes Associé.e.s – syndicat des auteur·trices chorégraphes

CIPAC – Fédération des professionnels de l’art contemporain

CITI – Centre International pour les Théâtres Itinérants

CNFR — Confédération Nationale des Foyers Ruraux

CNRA – Confédération Nationale des Radios Associatives

Collectif Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France

Coop Culture – réseau des CAE Culture

FAMDT – Fédération des acteurs et Actrices des Musiques et Danses Traditionnelles

FEDELIMA – Fédération des lieux de musiques actuelles

Fédération des arts de la Rue – Auvergne Rhône-Alpes

Fédération inter-régionale Mouvement HF+

FEMA – fédération musiques actuelles Bourgogne-Franche-Comté

FERAROCK – Fédération des radios associatives musiques actuelles

FéRue – Fédération des arts de la rue en Île-de-France

FEVIS – Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés

FNAR – Fédération Nationale des Arts de la Rue

FNGEC – Fédération Nationale des Groupements d’Employeurs Culture

FRAAP – Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens et plasticiennes

Fracama – Fédération Musiques Actuelles Centre-Val de Loire

France Festivals – Fédération des festivals de musique et du spectacle vivant

Futurs Composés – Réseau national de la création musicale

Grand Bureau – réseau des musiques actuelles en Auvergne-Rhône-Alpes

Grands Formats – Fédération des grands ensembles et collectifs de jazz et musiques improvisées

HAUTE FIDÉLITÉ – pôle régional des musiques actuelles Hauts-de-France

KOLET’ – Réseau d’acteur·rice·s culturel·le·du spectacle vivant de La Réunion

Le Pôle – Réseau Musiques Pays de la Loire

Le Pôle spectacle vivant des Pays de la Loire

Les Allumés du jazz

Les Localos – Collectif pour des projets en campagne, le développement local, l’autonomie et l’impertinence

OCTOPUS – Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie

OPALE

Pôle Nord, fédération des Arts de la rue et de l’espace public des Hauts-de-France

POPP – collectif Pour l’Observation Participative et Partagée

PRMA Réunion – Pôle Régional des Musiques Actuelles de la Réunion

Radio Campus France – Fédération nationale de radios associatives étudiantes

Réseau Actes If – lieux intermédiaires et indépendants en Ile-de-France

RIF – Réseau des Musiques Actuelles en Île-de-France

RIM – Réseau des Indépendants de la Musique

RNCAP — Réseau National du Conte et des Arts de la Parole

Scènes d’enfance – ASSITEJ France

SMA – Syndicat des Musiques Actuelles

SUPERMAB — Espace de coopération pour les musiques actuelles en Bretagne

THEMAA – Association Nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés.

UFISC – Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles

Zone Franche, le réseau des Musiques du Monde