Les « Jeudis des Algues Vertes » sonnent l’alarme en Rade de Brest …

La rade de Brest n’est pas épargnée par les algues vertes et ce sont des pans entiers de la biodiversité qui menacent de disparaitre. A l’heure où tout un chacun plaide pour la création d’un « Institut Océans des Nations Unies » à la Pointe de Bretagne, la Fac de Droit de Brest accueillait ce 5 mars 2026, le 4ème et ultime volet d’un cycle de rencontres baptisé  « Les Jeudis des algues vertes »...

Une captation vidéo du « Jeudi des algues vertes » du 5 mars 2026 réalisée par les Sycophantes Vidéastes …

Plage du Moulin Blanc 7 juillet 2023

Retour sur le 4ème volet d’un cycle de rencontres initié entre octobre 2025 et mars 2026 par les associations AE2D ,  Force 5 et  Sauvegarde du Tregor Goëlo Penthièvre  soutenu par Les Amoureux-ses de La Cantine du Moulin Blanc et de la Rade de Brest.

1- Introduction :
Hubert PERSON (asso AE2D Brest )
visionner par ici …

Jean-Yves QUEMENEUR ( asso Force 5 -Morlaix )
écouter par ici …

2- « Particularité de la rade de Brest » : un extrait du documentaire en cours de production intitulé « Derrière les algues vertes ». Alain Pibot, de l’Office français pour la biodiversité, chef de projet sur la rade de Brest et la question des algues vertes en Bretagne, tire depuis longtemps la sonnette d’alarme. Un extrait de 14′ à visionner par ici …

Ce documentaire a été initié par le vidéaste et journaliste Kristen Falc’hon, l’un des membres fondateurs du média breton Splann ! Le journaliste Sylvain Ernault et le documentariste Tanguy Alanou ont prêté main forte sur les tournages. Le projet ne bénéficie d’aucune aide publique. Pour aider à son financement, cliquez sur le QRCode ou rendez vous sur : https://www.helloasso.com/associations/sevel-ideas/collectes/derriere-les-algues-vertes-le-film .

3- « L’école ONU sienne à Brest » :

La création d’un « Institut Océans des Nations Unies » présentée par Pierre Yves CADALEN, Député rapporteur du projet et chercheur à l’UBO. A  écouter par ici …

La plaidoirie de Marie Beurrier en faveur de « L’école ONU sienne à Brest »
A écouter par ici …

4- « Débats en vue des assises bretonnes » modéré et animé par le journaliste Hervé UGO.

Jean-Yves  PIRIOU : Ancien chercheur d’IFREMER et membre d’Eau et Rivieres de Bretagne . A écouter par ici …


Jean-Yves QUEMENEUR ( asso Force 5 -Morlaix )
A écouter par ici …

Jean-Pierre BAIL, professeur de médecine au nom du Dr Pierre PHILIPPE (médecin urgentiste Lannion). A écouter par ici …



Maitres LIM et LAPIERRE (avocats en droit environnemental et pénal à Brest) . A écouter par ici …

Yves-Marie LE LAY président de l’association de sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre. A écouter par ici …

5. Parole donnée aux Listes candidates aux élections à la mairie de Brest et /ou à la présidence de Brest Métropole . Toutes les listes avaient été invitées à cette soirée, 2 d’entre elles ont répondu présentes.

Cécile BEAUDOIN , tête de liste de « BREST INSOUMISE ».
A écouter par ici …

Valérie RODIER BELLEC, représentant la liste « BREST NOUVELLE VAGUE » conduite par Sébastien MUSCAT.
A écouter par ici …


Retrouvez ci dessous l’intégralité de la captation réalisée par par les Sycophantes Vidéastes …

« Elles tuent le vivant, de façon silencieuse » : en rade de Brest, les algues vertes prospèrent sous les eaux

La rade de Brest n’est pas épargnée par les algues vertes. Cachées sous les eaux, elles « provoquent des mortalités massives de biodiversité », assure le militant Yves-Marie Le Lay, qui animera une conférence sur le sujet ce jeudi 5 mars. Un article signé Frédéric Jacq dans Le Télégramme du

Présentes ci-dessus sous forme d’échouement sur une plage, les algues vertes peuvent aussi rester sous les eaux, comme en rade de Brest, où elles ont des impacts majeurs sur les écosystèmes.
Présentes ci-dessus sous forme d’échouement sur une plage, les algues vertes peuvent aussi rester sous les eaux, comme en rade de Brest, où elles ont des impacts majeurs sur les écosystèmes. (Photo d’illustration Le Télégramme/Benoît Tréhorel)

On ne constate que très peu d’échouements d’algues vertes sur les rivages de la rade de Brest. Pourtant, vous affirmez qu’elles représentent un grand problème. Pourquoi ?

Yves-Marie Le Lay, président de l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre : « Il y a un effet lagunage : la rade de Brest est très abritée des remous dus aux courants et aux vagues, et beaucoup d’algues ne s’échouent pas et restent grossir au fond de l’eau. Elles constituent un véritable tapis vert qui bloque tous les échanges entre les espèces qui vivent dans le sable et la vase – coquillages, crustacés, etc. – et la lumière et l’oxygène. Pour ne rien arranger, les algues vertes pourrissent au fond de l’eau et dégagent de l’hydrogène sulfuré. Même si la santé humaine n’est pas touchée, tout ceci provoque des mortalités massives de biodiversité. Les algues vertes tuent le vivant, de façon silencieuse, puisqu’on ne le voit pas. Or, la rade abrite un écosystème assez original, avec quelques espèces endémiques, d’une richesse biologique considérable ».

Yves-Marie Le Lay, président de l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, ici sur la plage de Saint-Maurice, à Morieux (22).
Yves-Marie Le Lay, président de l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, ici sur la plage de Saint-Maurice, à Morieux (22). (Photo d’archives Le Télégramme/Lionel Le Saux)

Ces tapis d’algues se développent à cause des excédents d’azote, liés aux activités humaines et agricoles. Or, on voit que les taux de nitrate dans les principaux cours d’eau qui se jettent dans la rade, l’Aulne et l’Élorn, sont bien moins élevés que dans le Trégor ou en baie de Saint-Brieuc…

« C’est un point très important que les pouvoirs publics utilisent dans leur communication, en confondant le seuil de potabilité de l‘eau avec le seuil de déclenchement des marées vertes. Effectivement, à moins de 50 mg/l de nitrate, l’eau est de qualité acceptable. C’est vrai aussi que les taux de nitrate ont baissé par rapport aux excès des années 1990 mais ils restent aujourd’hui stationnaires. Toutefois, les travaux d’Alain Menesguen (ancien directeur de recherches à l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer, NDLR) ont montré qu’il fallait descendre sous les 10 mg/l pour qu’il n’y ait plus de marées vertes. Or, on en est loin ».

À voir aussi : À Brest, le Mica Center sur le qui-vive après le déclenchement de la guerre en Iran
Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.

Si la rade de Brest ne fait pas partie des huit baies bretonnes du Plan algues vertes porté par l’État pour réduire ce phénomène, il existe tout de même un dispositif, le contrat de rade « Terrade », qui vise à améliorer la qualité de l’eau. Peut-il être efficace, selon vous ?

« Comme pour les autres, on en reste à des systèmes d’accommodement avec les causes de la pollution, et pas d’éradication. Autrement dit, on essaie de voir comment on peut faire en sorte que l‘agriculture intensive hors sol impacte le moins possible la qualité de l’eau. Mais, quoi qu’on fasse, et aussi vertueux que soient les agriculteurs, dans ce système agro-industriel là, on aura des marées vertes. Il ne peut pas produire une eau d’excellente qualité. On n’est pas là pour dire aux agriculteurs qu’il faut faire ceci ou cela. C’est au monde agricole, épaulé par des conseillers de l’institut de recherche Inrae (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, NDLR), d’aider les agriculteurs à faire autre chose. Est-ce qu’il ne faut pas changer de modèle ? C’est tout le débat. On peut le mettre en parallèle avec la création d’un Institut des océans des Nations unies. S’il se concrétise à Brest, il serait bon de faire en sorte que tout soit propre ici ».

Quatrième et dernier volet du cycle des Jeudis des algues vertes, le jeudi 5 mars 2026, à 20 h, amphithéâtre Prat de la faculté de droit, économie, gestion et administration économique et sociale (AES), 12, rue de Kergoat, à Brest. Entrée libre.